MARJORIE CARRICHON

Je suis une personne profondément empathique et résolument humaine ; qui cultive la bienveillance et le respect de chaque être. Respectueuse des autres comme de moi-même, j’avance avec une conscience de ce que chacun peut porter en lui.

Mon enfance n’a pas été très heureuse, mais loin de m’affaiblir, chaque épreuve a forgé mon caractère. Les chevaux ont toujours été à mes côtés ; ils étaient mon pilier, mon équilibre, durant mon enfance ; ils ont participé à mon bon développement. Ils m’ont inspiré ; leur résilience, leur force, leur humilité, leur amour inconditionnel m’a inspiré. De cette enfance hors norme, passée avec les chevaux, j’en ai tiré une force intérieure certaine, une volonté inébranlable et une capacité à me relever, encore et encore, sans jamais baisser les bras. J’ai alors compris une chose très importante : « Peu importe d’où l’on vient ou ce que l’on a vécu, tout est possible ». Quand on comprend ça, on n’a plus aucune limite, plus aucune barrière ; et à ce moment-là seulement, tout ce que l’on rêvait jusqu’alors à une chance de devenir réalité.


De nature hypersensible, je ressens tout intensément. Plus jeune, parfois, je ressentais plus intensément les émotions des autres plutôt que mes propres émotions. C’était très déroutant ; je me demandais pourquoi j’étais comme ça, pourquoi je fonctionnais de façon si différente des autres. Cette spécificité, comme j’aime à l’appeler, je l’ai d’abord rejetée. Puis j’ai compris en l’apprivoisant que cette hypersensibilité ou cette hyper-empathie était un vrai cadeau pour l’humanité, elle est devenue une richesse. Ayant accepté ma nature, aujourd’hui, je suis prête à être à 100% celle que je suis ; je veux me servir de ce don et le mettre au service de ceux qui en ont besoin.

 

Quant à mon cursus, il est également assez atypique pour quelqu’un qui est dans le milieu du cheval. J’ai commencé par passer un bac scientifique ; puis voulant m’installer en agricole, je me suis orientée vers un BTS ACSE (analyse et conduite de système d’exploitation). J’ai préféré me former à la conduite d’une entreprise agricole plutôt que de passer le classique BPJEPS qui permet d’enseigner l’équitation. Une fois mon BTS en poche, j’ai travaillé quelques années dans une petite entreprise romanaise comme comptable, ce qui m’a permis de pouvoir financer en partie l’achat de nos écuries et d’ancrer davantage mes compétences en gestion d’entreprise.